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Comment vérifier qu'une plateforme est autorisée en France
~3 min de lecture · Dernière mise à jour : 2026-08-06
Une méthode structurée pour distinguer une marque commerciale, l'entreprise qui fournit réellement le service et les autorisations correspondant à son activité.
Commencer par identifier l'entité juridique
Le nom affiché dans un logo peut être une marque commerciale et non le nom de la société qui fournit le service. Recherchez la raison sociale, l'adresse, le pays d'établissement, le numéro d'immatriculation et les coordonnées indiquées dans les mentions légales et les conditions d'utilisation.
Notez aussi le rôle revendiqué : courtier, prestataire de services sur crypto-actifs, conseiller, apporteur d'affaires ou simple éditeur d'un outil d'analyse. Deux sites qui se ressemblent peuvent relever de cadres très différents selon qui détient les fonds et qui exécute les ordres.
Choisir le registre adapté au service
Pour un acteur proposant des services d'investissement ou de courtage, le registre REGAFI permet de rechercher les prestataires habilités. Un conseiller en investissements financiers doit être recherché dans le registre ORIAS. Pour les services sur crypto-actifs proposés en France, consultez la liste blanche publiée par l'AMF et vérifiez le statut correspondant à l'activité annoncée.
La présence d'un nom dans un registre n'autorise pas automatiquement tous les services possibles. Lisez les catégories, éventuelles restrictions et dates de validité. Une entreprise autorisée pour une activité peut ne pas l'être pour une autre.
Faire correspondre plus que le nom
Comparez la raison sociale, l'adresse, le numéro d'enregistrement, le téléphone et surtout le domaine internet. Si le registre ne mentionne pas le domaine, utilisez les coordonnées officielles trouvées dans le registre pour demander confirmation, sans passer par le numéro fourni par le site examiné.
Cette étape aide à détecter l'usurpation d'identité : un site peut reprendre le nom ou le numéro d'une société réelle tout en utilisant une autre adresse, un autre domaine ou un autre compte bancaire. Une correspondance partielle ne suffit donc pas.
Comprendre la limite des listes noires
Les listes de sites non autorisés et les mises en garde sont utiles, mais elles ne peuvent pas recenser immédiatement chaque nouveau domaine. L'absence d'un nom sur une liste noire ne constitue pas une validation ni une autorisation.
La bonne démarche consiste à rechercher une autorisation positive dans le registre pertinent, puis à faire correspondre les informations. Une liste noire complète la vérification ; elle ne remplace pas la liste blanche ou le registre officiel.
Vérifier les documents et le parcours réel
Les informations juridiques doivent rester cohérentes entre la page d'accueil, les conditions, le formulaire d'inscription, les e-mails reçus et le bénéficiaire du paiement. Si un autre nom apparaît au moment du dépôt, interrompez le parcours et demandez une explication écrite.
Ne transmettez pas de document d'identité ou de coordonnées bancaires tant que vous n'avez pas identifié le responsable du traitement et la finalité de la collecte. Une demande de vérification peut être légitime, mais elle doit être expliquée par l'entité avec laquelle vous contractez.
Checklist avant toute décision
Conservez une capture ou une copie des mentions légales, du statut trouvé, des conditions tarifaires et des règles de retrait. Vérifiez l'entité, le domaine, l'activité autorisée, le lieu de conservation des fonds et le service client avant d'envisager un dépôt.
En cas de doute persistant, ne vous laissez pas presser. Contactez l'autorité ou le registre concerné via ses coordonnées officielles et demandez un avis à un professionnel qualifié. Cette vérification réduit certains risques de fraude, sans supprimer le risque financier du produit lui-même.